
À quelques marches du comptoir, un laboratoire travaille toute la journée. C'est là que se joue, heure après heure, la fraîcheur que vous emportez.

Notre laboratoire n'est pas ailleurs, dans une zone d'activité à l'autre bout de la ville. Il est installé sous la boutique, à quelques mètres de la vitrine. Ce qui sort du four descend rarement, et monte vite : le chemin entre le fournil et votre main se compte en marches, pas en kilomètres.
Cette proximité change tout. Elle nous permet de recuire au fil de la journée, d'ajuster les quantités à ce qui part vraiment, et de ne jamais laisser une vitrine se vider d'un seul coup ou se garnir de la veille.
Nous avons fait un choix simple : préférer les petites quantités, souvent renouvelées, aux grandes fournées stockées. Les pains, les viennoiseries, les pâtisseries et les confiseries sortent du fournil de manière échelonnée, du matin jusqu'en fin d'après-midi.
Concrètement, la brioche que vous achetez à 16 h n'a pas attendu depuis l'aube. Elle a été pensée pour être là, fraîche, au moment où vous passez. C'est plus de travail, plus de surveillance, mais c'est la seule façon d'avoir une vitrine du jour, et non de la veille.
Chaque jour, notre cheffe pâtissière Maëlle compose les recettes au laboratoire. Elle suit les saisons et travaille en circuits courts, parce qu'un fruit cueilli à point ne se remplace pas par un sirop.
La praline, c'est notre signature : l'amande enrobée de sucre rose, que nous concassons nous-mêmes. C'est elle qui parfume la brioche aux pralines, notre best-seller, et la tarte à la praline, devenue l'icône de la maison. Rien de tout cela ne se conserve : ça se fait, et ça se mange frais.
Qualité, respect du produit et tradition : depuis 1990, c'est la ligne que tient la maison. Nous privilégions le fait-maison, des matières premières choisies et des recettes lyonnaises transmises, plutôt que des préparations industrielles toutes prêtes.
Cette exigence se lit dans le détail : une pâte feuilletée pur beurre, des pralines concassées à la main, une cuisson surveillée et jamais prise d'avance. C'est ce travail discret, mené chaque jour au laboratoire installé sous la boutique, qui fait la différence entre un bon produit et un grand — et c'est ce que vous retrouvez, case 23, aux Halles de Lyon Paul Bocuse, à chaque visite.
5h30
Maëlle lance les premières pâtes pendant que la ville dort encore ; les fours montent en température pour la première cuisson.
7h30
Patricia et Sandrine accueillent les premiers clients devant une vitrine garnie du matin même, pains et viennoiseries encore tièdes.
11h00
Une nouvelle cuisson part en bas pendant que le comptoir tourne en haut, pour que rien ne s'épuise et que rien n'attende.
16h00
Brioches aux pralines et tartes sortent une dernière fois, pour que l'après-midi ait droit à la même fraîcheur que le matin.
Année de reprise par Claude Polidori
Jours d'ouverture par an
Notre case aux Halles Paul Bocuse
Fait maison, au labo sous la boutique